Cas concret

IA en santé : les cas d'usage qui tiennent en production

Onze chantiers classés valeur, faisabilité et risque, les quatre portes réglementaires, et quatre missions de santé.

Louis Graffeuil
Louis Graffeuil
Fondateur Tandem
27 août 2026Publié
12 minde lecture
Porte-bloc médical portant une courbe cardiaque coral, entouré d'un stéthoscope et de trois tuiles d'icônes

En santé, l'intelligence artificielle avance vite sur l'imagerie et sur la donnée, et beaucoup plus lentement sur le quotidien d'un cabinet. L'écart ne vient pas de la technologie. Il vient de l'ordre dans lequel les chantiers sont ouverts.

Tandem accompagne une trentaine d'entreprises sur l'IA appliquée aux opérations, dont quatre missions dans la santé. Cet article donne la grille que nous utilisons en mission. Elle classe onze chantiers par valeur, faisabilité et risque réglementaire. Son résultat surprend souvent la direction, et c'est ce qui en fait l'intérêt.

Où en est vraiment l'IA dans la santé en France ?

L'IA est déjà en production dans la majorité des hôpitaux publics. Une enquête de la Fédération hospitalière de France de juillet 2025 a mesuré que 65 % des établissements de santé publics utilisaient déjà des technologies d'IA en production, sur 110 établissements participants. Le chiffre est repris par la Haute Autorité de santé et la CNIL dans leur guide sur le bon usage des systèmes d'IA en contexte de soins, publié en document de travail en février 2026.

L'État a posé son cadre. La stratégie nationale sur l'IA et les données de santé a été lancée en juillet 2025, avec un second volet consacré à l'IA en novembre 2025. Elle porte notamment un plan de formation de 500 000 professionnels sur cinq ans, doté d'environ 119 millions d'euros, qui couvre les personnels médicaux, paramédicaux et sociaux.

  • Ce qui avance dans les établissements. L'imagerie, l'aide à la décision clinique et l'automatisation des comptes rendus médicaux. Ce sont les trois priorités affichées par la stratégie nationale.
  • Ce qui bloque dans les cabinets. Le téléphone, les dossiers incomplets et la facturation. Aucun de ces sujets n'est un sujet d'IA médicale, et c'est justement pour ça qu'ils avancent moins vite.

Deux annonces de 2026 montrent deux directions distinctes. Le groupe Elsan a renouvelé en mai 2026 son partenariat d'imagerie assistée par IA. Le groupe déclare 217 hôpitaux privés et centres de santé. Il annonce que plus de 100 000 patients ont bénéficié de ces solutions en 2025. La part de fractures non détectées serait passée de 18 % à moins de 3 % (communiqué Elsan, mai 2026). Le groupe précise que le déploiement d'une solution n'est acté qu'après validation par les praticiens.

Ramsay Santé a pris l'autre direction, celle de la donnée. Le groupe a annoncé en juillet 2026 le lancement de son premier entrepôt de données de santé, déclaré conforme au référentiel de la CNIL en mai 2026. Une vingtaine d'établissements de médecine, chirurgie et obstétrique doivent y entrer au premier trimestre 2027. Un premier travail de recherche porte sur les prothèses aortiques, avec plus de 70 000 patients répartis sur huit centres chirurgicaux.

Le premier temps que l'IA libère n'est pas du temps médical

Le premier gisement, en médecine de ville, est le secrétariat. La direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques a mesuré que 84 % des généralistes libéraux déclaraient disposer d'un secrétariat début 2022, mais seulement 51 % un secrétariat physique au cabinet (DREES, Études et Résultats n° 1245). Un généraliste sur six assure lui-même son secrétariat. En cabinet solo, la proportion tombe à 64 % de médecins équipés, et 24 % seulement disposent d'un secrétariat sur place.

La prise de rendez-vous en ligne n'était utilisée que par 36 % des généralistes libéraux à la même date. Elle grimpe à 48 % chez les moins de 50 ans et tombe à 26 % chez les 60 ans et plus. Autrement dit, une part du flux d'appels qui sature les cabinets vient d'un canal qui n'a jamais été ouvert.

Parcours patient en six étapes avec cinq points de friction, du premier appel à la facturation
Deux des cinq frictions se réglaient en activant des fonctions déjà présentes dans les outils du groupe. Aucune ligne de code, aucun modèle.

Sur les rendez-vous non honorés, prudence. Le chiffre de 27 millions de consultations manquées par an circule partout, y compris dans les débats parlementaires. Il vient d'une enquête d'une union régionale de professionnels de santé menée en 2022, et franceinfo a documenté qu'aucune étude consolidée ne l'établit. La fourchette citée par l'Académie de médecine et l'Ordre des médecins va de 6 à 10 % des assurés. Mesurez votre propre taux avant de dimensionner quoi que ce soit.

Augmentation ou automatisation, deux projets et deux calendriers

Tous les cas d'usage relèvent de l'un ou de l'autre, et les confondre est la cause de dérapage la plus fréquente. En augmentation, l'IA prépare et le professionnel décide. Le praticien ou la secrétaire reste maître du dossier, rien ne part sans validation. En automatisation, le flux s'exécute et l'équipe ne traite que l'exception.

AugmentationAutomatisation
Délai de mise en service2 à 6 semaines3 à 9 mois selon l'accès aux systèmes
Nature du gainTemps par tâche, qualité, homogénéitéCoût unitaire du flux, délai de traitement
Facilité de mesureFaible, le temps gagné est déclaratifForte, le volume et le taux de reprise sont dans les logs
Exposition réglementaireFaible, l'humain reste auteur de la décisionÉlevée, traçabilité et information du patient
Ce qui le fait échouerL'adoption, un outil non utilisé ne produit rienLe référentiel, une donnée sale bloque la chaîne
Augmentation et automatisation, ce qui les sépare vraiment

Il y a un niveau avant l'automatisation, et il est très sous-utilisé. J'ai filmé une vidéo entière sur le fait que les agents IA sont trop souvent le premier réflexe, alors qu'un assistant paramétré ou une automatisation simple suffisent dans la plupart des cas. Les quatre niveaux, de l'assistant à l'agent autonome, sont détaillés dans notre article sur les niveaux d'automatisation et dans cette vidéo sur l'usage excessif des agents. En santé, griller ces étapes coûte cher, parce que chaque niveau supplémentaire ajoute de l'exposition réglementaire.

Quels chantiers IA ouvrir en premier dans un centre de santé ?

Trois notes de 1 à 5 suffisent à trancher. La valeur, qui additionne la capacité libérée et le gain hors temps. La faisabilité, qui mesure l'accès aux données et l'existence de règles écrites. Le risque réglementaire, qui va de la donnée interne sans impact patient à la décision affectant la prise en charge. L'indice est le produit de la valeur et de la faisabilité, divisé par le risque. La logique complète est décrite dans notre méthode d'audit IA.

Classement Tandem de onze chantiers IA en santé par valeur, faisabilité et risque réglementaire
Diviser par le risque n'est pas un détail de méthode. C'est ce qui repousse les chantiers qui consomment le budget sans jamais atteindre le patient.

Le résultat déplaît, et il est robuste. Le chantier le plus demandé, l'agent vocal de prise de rendez-vous, arrive dixième sur onze. L'aide à la rédaction des comptes rendus, qui libère pourtant le plus de temps médical, n'est que septième, parce qu'elle touche à l'enregistrement de la voix du patient. Et le chantier dont personne ne parle, la remise en ordre du corpus documentaire, arrive premier.

Le corpus documentaire passe avant tout le reste

Dans un cabinet ou un centre de santé, la connaissance utile est éparpillée. Protocoles de soin, nomenclatures d'actes, règles de cotation, conditions de prise en charge par organisme, courriers types, consignes internes par site. Un praticien ou une secrétaire passe un temps considérable à chercher une information qui existe déjà quelque part.

C'est le cas d'usage le mieux noté de la grille, pour trois raisons. Il ne touche à aucune donnée de patient, donc son risque réglementaire est minimal. Il se met en service en quelques semaines. Et il conditionne la moitié des chantiers suivants, parce qu'un agent qui répond au téléphone a besoin du même socle documentaire.

Schéma comparant le RAG classique et le RAG agentique, de la requête à la réponse finale
Le pré-traitement des données et le reclassement des passages récupérés suffisent dans la grande majorité des cas. Le reste est de l'optimisation.

La brique technique s'appelle le RAG, la génération augmentée par la récupération. J'ai publié en décembre 2025 une feuille volante qui compare le RAG classique et le RAG agentique, et mon conseil n'a pas changé. Concentrez-vous sur le pré-traitement des données et sur le reclassement des passages récupérés. Ces deux étapes suffisent dans la grande majorité des cas d'usage. La version agentique, où le modèle choisit lui-même les sources à interroger, apporte surtout une gouvernance native, avec traçabilité et respect des droits d'accès.

J'ai filmé le montage complet d'un agent de ce type, sans écrire de code. Notre guide sur le RAG en entreprise reprend la méthode pas à pas.

Le montage d'un agent qui va chercher la bonne information dans une base documentaire, sans écrire de code.

Pourquoi l'agent vocal patient n'est pas le premier chantier

La technologie fonctionne, et je le dis sans réserve. Un agent vocal enchaîne trois briques. La transcription de la voix en texte, un modèle qui produit la réponse, puis une synthèse vocale. J'ai détaillé ce pipeline voix à voix et les solutions disponibles à chaque étage. La latence est descendue à un niveau acceptable, la voix française est convaincante, et le coût par appel se compte en centimes chez les fournisseurs. Un numéro français s'obtient en 24 à 48 heures avec un extrait de registre du commerce.

Nos propres missions le confirment. Sur un loueur de matériel médical, un agent vocal entrant a pris en charge intégralement environ 70 % des appels, avec transfert conditionnel vers un humain et envoi de SMS. Le même dispositif passe plus de 10 000 appels sortants par mois pour des relances administratives. Le retour est réel, et il est mesurable dans les logs.

  • Ce qui le fait reculer dans la grille. Le risque réglementaire, pas la faisabilité. L'appelant doit savoir qu'il parle à une IA, et le motif d'appel d'un patient est une donnée de santé dès qu'il est associé à un nom.
  • La métrique qui compte. La part des demandes closes sans intervention humaine, corrigée du taux de rappel. Un agent qui traite 70 % des appels mais dont 30 % rappellent le lendemain en traite réellement 49 %.
  • Le pilotage se fait sur les transcriptions. Chaque appel laisse un texte, une durée et une catégorie. Une catégorie inattendue qui monte est le meilleur signal d'alerte disponible.

Ce n'est donc pas un chantier à écarter, c'est un chantier à placer après le socle. Notre guide complet sur les agents vocaux IA détaille le pipeline, les arbitrages de technologies et les pièges de mise en production.

Ce que le cadre réglementaire autorise vraiment en santé

Quatre portes se franchissent dans l'ordre, et une porte fermée n'est pas un obstacle technique. C'est un chantier à retirer de la vague en cours.

Quatre portes réglementaires avant de brancher un modèle d'IA sur une donnée patient
La troisième porte est celle que les projets oublient. Le professionnel de santé reste responsable de l'acte, même quand un système l'a préparé.

Le point le plus mal compris concerne la responsabilité. Le guide de la Haute Autorité de santé et de la CNIL est explicite. Aucun régime de responsabilité juridique spécifique n'a été établi à ce jour pour les professionnels de santé utilisateurs d'IA. Le professionnel reste entièrement responsable même lorsque l'acte est accompli avec l'assistance d'un système d'IA. Il répond de l'usage qu'il en fait, et du degré d'autonomie qu'il accorde à l'outil.

Le guide gradue aussi la supervision. Elle est intégrale, avec revue humaine de 100 % des résultats, sur les décisions à fort impact pour le patient. Elle peut être allégée et ciblée sur les cas sensibles pour les usages non cliniques. Et il rappelle qu'une organisation de soins qui supprimerait toute revue humaine serait aujourd'hui contraire à la réglementation.

ÉchéanceCe qui s'applique
2 août 2026Article 50 du règlement européen sur l'IA. Transparence, l'interlocuteur doit savoir qu'il parle à une IA
2 décembre 2027Obligations des systèmes à haut risque de l'annexe III, dont la santé, reportées par le règlement omnibus (UE) 2026/1744
2 août 2028IA intégrée à un dispositif médical, échéance reportée depuis le 2 août 2027
En attenteTextes d'application de l'article L. 4001-3 du code de la santé publique sur l'information du patient
Le calendrier réglementaire de l'IA en santé, état en août 2026

Ce que l'IA ne sait pas faire dans un cabinet de santé

Cinq limites, et aucune n'est une difficulté temporaire. Les connaître évite d'engager un budget sur un cas d'usage qui ne peut pas aboutir.

  1. Décider seule un diagnostic ou un refus de prise en charge. Le RGPD garantit au patient de ne pas être soumis à une décision entièrement automatisée l'affectant de façon significative. Un système peut instruire et recommander, un humain doit pouvoir intervenir.
  2. Réparer un référentiel incohérent. Trois libellés pour le même acte et deux grilles de cotation selon le site, aucun modèle ne tranche. C'est un chantier de données, pas un chantier d'IA.
  3. Tenir un flux dont les règles ne sont pas écrites. Quand la règle vit dans la tête de deux personnes expérimentées, la première tâche est de l'écrire. Cette valeur survit au projet.
  4. Absorber les cas d'exception. Dans un flux réel, une part significative des dossiers sort du cadre. Pièce illisible, situation atypique, patient en litige avec son organisme. Ces cas portent l'essentiel du risque et resteront humains.
  5. Fonctionner sans personne pour la surveiller. C'est la limite la plus coûteuse parce qu'elle est invisible au lancement. Un flux automatisé dérive. Un format change, un produit évolue, un modèle est mis à jour. Sans contrôle qualité hebdomadaire sur échantillon, la qualité baisse pendant des mois avant que quelqu'un ne le voie.

Quatre missions de santé, et ce qu'elles ont appris

Tandem publie le secteur, les volumes, le périmètre vendu et la séquence suivie. Pas les résultats chiffrés de ses clients, qui ne nous ont pas autorisés à les diffuser et qui ne vous serviraient à rien hors de leur contexte de volume. Les missions ci-dessous sont donc anonymisées.

  • Un réseau d'une vingtaine de centres dentaires, 500 à 600 salariés. Quinze jours d'audit sur le terrain, au contact des équipes, pour cartographier le parcours patient de bout en bout. Plusieurs cas d'usage chiffrés en trois scénarios, priorisés par volume et par retour attendu. Deux des frictions les plus coûteuses se réglaient en activant des fonctions déjà présentes dans les outils du groupe.
  • Un loueur de matériel médical, groupe de plusieurs sociétés. Agent vocal entrant en service 24 heures sur 24 avec envoi de SMS et transfert conditionnel, plus une campagne d'appels sortants de relance administrative. Environ 70 % des appels entrants traités intégralement par l'IA.
  • Un éditeur de santé numérique de plusieurs milliers de salariés, présent dans deux pays. Trois mois d'accompagnement à l'adoption sur cinq équipes métiers, avec une gouvernance adaptée aux contraintes réglementaires de chaque pays. La plateforme existait déjà, l'enjeu était l'usage.
  • Un acteur de la distribution pharmaceutique sur le continent africain. Cartographie de plus de vingt cas d'usage, classés en quatre familles selon leur nature technique, des règles métier à l'agentique, avec une recommandation de socle technique mutualisable entre filiales.

Faut-il une agence IA pour déployer l'IA en santé ?

Pas toujours, et la question se tranche cas par cas. Achetez sur les process communs à tout le secteur, comme la prise de rendez-vous en ligne, les rappels de séance ou la transcription. Construisez quand la contrainte est structurelle, notamment dès qu'une donnée de santé circule ou qu'un hébergement certifié devient obligatoire. Notre page IA pour la santé détaille les six familles de cas d'usage que nous outillons.

Une approche hybride fonctionne bien dans la santé. Une base achetée pour aller vite sur le canal patient, et un module de règles maison pour la partie qui touche à la prise en charge et à la conformité. C'est aussi le montage que nous avons retenu dans l'assurance, où la contrainte réglementaire est du même ordre.

Sur la méthode de priorisation, notre audit IA part du travail réel avant de chiffrer. Et notre article sur l'IA dans l'assurance reprend la même grille appliquée à un secteur voisin, ce qui aide à calibrer ses propres notes.

Par quel chantier commencer l'IA dans la santé ?

Commencez par le corpus documentaire et par les rappels de rendez-vous. Ce sont les deux premières lignes du classement, et ce n'est pas un hasard. Le corpus conditionne les chantiers suivants et ne touche aucune donnée de patient. Les rappels ont la meilleure faisabilité de la grille, parce que la règle de traitement est déjà écrite.

Gardez l'aide à la décision clinique pour plus tard, et préparez-la sérieusement. L'échéance du 2 décembre 2027 approche, la supervision humaine restera exigée, et un système non documenté sera un passif. Avant tout arbitrage, mesurez le volume, le temps unitaire et le taux de reprise de vos trois flux les plus lourds. Une semaine d'échantillonnage suffit.

Une dernière règle, valable partout en santé. Si votre système ne sait pas dire qu'il n'est pas sûr, il n'est pas prêt à toucher un dossier patient.

Questions fréquentes

L'IA a-t-elle le droit de poser un diagnostic à la place d'un médecin ?

Non. Le RGPD garantit au patient de ne pas être soumis à une décision entièrement automatisée l'affectant de façon significative. La Haute Autorité de santé et la CNIL rappellent en février 2026 qu'une organisation de soins supprimant toute revue humaine serait contraire à la réglementation. Un système peut instruire, préparer et recommander. Le professionnel de santé reste entièrement responsable de l'acte, même assisté.

Faut-il un hébergement certifié HDS pour un projet IA en santé ?

Oui dès qu'une donnée de santé est traitée par un tiers. Le référentiel de certification 2024 impose un hébergement exclusif sur le territoire européen, un encadrement des accès distants depuis l'extérieur et une transparence sur les législations extra-européennes applicables à l'hébergeur. En pratique, cela écarte les solutions clés en main qui appellent une interface tierce hors Union européenne, et pousse vers un déploiement maîtrisé.

Doit-on recueillir le consentement du patient pour utiliser l'IA ?

Pas systématiquement, et c'est contre-intuitif. La Haute Autorité de santé recommande de ne pas exiger de consentement spécifique pour l'usage d'un système d'IA dans le soin courant. Une information loyale accompagnée d'un droit d'opposition suffit dans la majorité des situations. En revanche, la collecte d'un enregistrement vocal ou vidéo permettant d'identifier la personne est soumise au consentement, ce qui concerne directement l'aide à la rédaction des comptes rendus.

Combien de temps prend un premier projet IA dans un centre de santé ?

Le premier cas passe en production entre huit et douze semaines après le lancement de l'audit. Sur nos missions, l'audit tient en deux à trois jours pour une structure simple, et jusqu'à une quinzaine de jours pour un réseau multisite qui demande une immersion terrain. Un audit qui ne débouche pas sur une construction dans les six semaines ne débouchera jamais, parce que l'attention se déplace et que les équipes changent.

Un agent vocal peut-il prendre les rendez-vous d'un cabinet médical ?

Techniquement oui, et le coût par appel se compte en centimes chez les fournisseurs. Deux obligations s'ajoutent en santé. L'appelant doit savoir qu'il parle à une IA, au titre de l'article 50 du règlement européen sur l'IA applicable depuis le 2 août 2026. Et le motif d'appel devient une donnée de santé dès qu'il est associé à un nom. Dans notre grille de priorisation, ce chantier arrive dixième sur onze pour cette raison, pas par manque de maturité technique.

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